Au sein de l’UE, les États favorables aux hubs retour poursuivent les discussions avec les pays candidats

Plusieurs pays européens, qui veulent créer des centres de rétention en Afrique où renvoyer des migrants déboutés du droit d’asile, ont annoncé, jeudi, avoir fait des progrès dans les discussions à ce sujet. L’Ouganda et surtout le Rwanda sont cités comme susceptibles d’héberger les premiers hubs.

Les premiers hubs retour pour les migrants déboutés de l’asile dans l’Union européenne (UE) ouvriront très certainement en Afrique. Les pays de l’UE favorables à cette mesure ont poursuivi leurs discussions à ce sujet, jeudi 1er octobre, lors d’une réunion à Luxembourg.

Le Danemark, la Grèce, l’Autriche, l’Allemagne et les Pays-bas avaient déjà annoncé, début septembre, lors d’une réunion à Copenhague leur intention de négocier un accord avec un pays tiers en dehors de l’UE autour du 1er janvier 2027 pour y envoyer des migrants déboutés de l’asile. 

« En ce qui concerne les hubs retour, les choses avancent très bien », a déclaré à la presse le ministre danois des Migrations, Morten Bodskov, à son arrivée à la réunion ministérielle de jeudi.

« Nous allons dans la bonne direction », a ajouté le responsable, qui s’est entretenu avec ses homologues des quatre autres pays partenaires sur ce dossier.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a, quant à lui, confirmé des « discussions préliminaires » avec des pays susceptibles d’accueillir de tels centres, sans préciser lesquels.

L’Ouganda et surtout le Rwanda sont les pays les plus souvent cités comme susceptibles d’héberger les premiers hubs.

« Trous noirs juridiques »

Alexander Dobrindt espère qu’un premier accord soit conclu avant la fin de l’année mais souligne que ces projets nécessitent des négociations pour assurer une assise juridique solide.

En tous les cas, les ministres européens de l’Intérieur ont donné, jeudi, leur feu vert final au règlement européen autorisant la création de tels centres de rétention en dehors de l’UE.

Concrètement, ces hubs retour sont assimilables à des centres de rétention ou de transit situés hors du sol européen. Les Vingt-sept pourront y envoyer des migrants déboutés du droit d’asile qui ne peuvent pas être expulsés directement vers leur pays d’origine.

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Comme l’a rappelé le commissaire européen aux Migrations Magnus Brunner, les principaux flux migratoires vers l’Europe partent du Pakistan et du Bangladesh, puis traversent le Proche-Orient et l’Égypte jusqu’en Libye, d’où ont lieu de nombreuses tentatives pour traverser la Méditerranée en bateau. « Nous devons intervenir très en amont », a-t-il expliqué.

Les défenseurs de ces centres de rétention situés dans des pays tiers estiment qu’ils faciliteront les expulsions et dissuaderont les entrées irrégulières dans l’UE.

Mais les opposants mettent en doute leur efficacité, et s’inquiètent d’un risque de créer des « trous noirs juridiques », où les droits fondamentaux des migrants ne seraient plus totalement respectés.

Cette semaine, le ministre grec des Migrations Thanos Plevris a assuré qu’un centre de rétention permettant le renvoi de migrants « vers un pays d’Afrique » serait opérationnel « au second semestre 2027 », mais sans préciser où il serait installé.

Sources: Infomigrants

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