Les personnes qui attendent une décision sur un visa de protection en Australie, ou qui contestent un refus, sont concernées. Depuis le 1er novembre 2026, elles ne peuvent plus obtenir de visa-relais pour voyager à l’étranger et revenir, et la plupart des recours deviennent payants. Ces mesures figurent dans les Migration Amendment (2026 Measures No. 1) Regulations 2026, enregistrées le 31 octobre.
Le visa de protection (sous-classe 866) est la voie par laquelle une personne présente en Australie demande à être reconnue comme réfugiée. Pendant l’examen du dossier, qui peut durer des années, le demandeur vit généralement sous un « bridging visa », un visa-relais temporaire.
Les nouveautés à connaître
- Plus de visa-relais B pour voyager. Les demandeurs de visa de protection en attente, y compris ceux dont le dossier est devant un tribunal, n’ont plus accès au « Bridging visa B », qui permettait de quitter le pays puis d’y revenir. Une personne dont l’autorisation de voyage a expiré ne peut pas en demander une nouvelle.
- Un départ peut être sans retour. Selon la note explicative du texte, une personne sans autre visa qui quitte l’Australie ne pourra pas y rentrer. Les autres visas-relais ne donnent aucun droit de voyage et prennent fin au départ.
- Des frais de 1 863,50 dollars australiens pour un recours. Ils sont dus au dépôt d’un recours devant le Tribunal de révision administrative (ART) contre un refus ou une annulation de visa de protection. Ce montant, égal à la moitié des frais de révision migratoire, sera indexé chaque année.
- Exonérations et remboursement. Les personnes en rétention administrative sont exonérées, comme certains dossiers joints. Les frais sont remboursés si le recours aboutit, mais pas en cas d’échec, et très rarement après un retrait.
- Nouvelles conditions sur certains visas-relais E. Deux conditions facultatives (8564 et 8566) peuvent être ajoutées : ne pas avoir de comportement délictueux et respecter un code de conduite signé. Leur non-respect peut conduire à l’annulation du visa, après avis préalable et avec possibilité de recours.
Les limites et points de vigilance
- Demandes déposées avant le 1er novembre. Le ministère de l’Intérieur (Home Affairs) indique qu’il les traitera, mais un nouveau critère s’applique au moment de la décision ; son effet exact sur ces dossiers n’est pas précisé dans les informations disponibles.
- Recours à cheval sur la réforme. Pour une décision antérieure au 1er novembre mais contestée après, il faut vérifier auprès de l’ART quel régime de frais s’applique. Une demande en ligne commencée mais non envoyée avant cette date doit être refaite.
- Un taux de refus élevé. Selon le rapport annuel 2024-2025 de Home Affairs, sur 30 465 dossiers finalisés, 25 018 ont été refusés et 4 010 accordés. Le ministère met aussi en garde contre les faux conseillers et les arnaques.
Où s’informer
Ministère australien de l’Intérieur : immi.homeaffairs.gov.au. Textes réglementaires : legislation.gov.au (Migration Amendment (2026 Measures No. 1) Regulations 2026). Tribunal : art.gov.au. En Australie, seuls les agents de migration enregistrés et les avocats peuvent donner un conseil en immigration.
Cet article est informatif : chaque situation étant particulière, vérifiez votre cas auprès de l’administration compétente ou d’une association spécialisée.
Sources : Refugee Advice & Casework Centre, The Indian Sun
