L’agence de l’Union européenne pour l’asile a publié jeudi son rapport portant sur le premier semestre de l’année 2026. Avec un peu plus de 300 000 demandes d’asile enregistrées en six mois dans l’Union, la chute des demandes de protection internationale se poursuit, notamment en raison de la forte baisse des dossiers déposés par les Syriens. Les Afghans, eux, restent la première nationalité à demander l’asile dans les pays de l’UE.
C’est une tendance qui se poursuit. Avec 331 558 demandes de protection internationale enregistrées au sein de l’Union européenne (UE, plus la Suisse et la Norvège, pays non-membres mais associés) au premier semestre de l’année 2026, les demandes d’asile sont en baisse de 17% par rapport à la même période l’année dernière.
Dans son rapport portant sur la première moitié de l’année 2026, l’agence de l’Union européenne pour l’asile (AUEA) souligne que ce nombre correspond au plus bas niveau de demandes sur un semestre depuis l’année 2021.
Cette tendance « s’explique à la fois par une composition différente du public des demandeurs d’asile, compte tenu de la transition politique fragile mais en cours en Syrie, et par les efforts déployés par l’UE pour coopérer avec les pays d’origine et de transit », analyse l’AUEA dans un communiqué.
Les Afghans, toujours nombreux à demander l’asile
Parmi les nationalités de demandeurs d’asile, les Afghans restent les plus nombreux avec 39 000 dossiers déposés dans l’UE, même si leur nombre a décru ces dernières années après avoir atteint un pic en 2025. Ils sont suivis par les Vénézuéliens qui ont déposé 33 000 demandes d’asile, soit un tiers de moins qu’en 2025 à la même période. La quasi-totalité de ces demandes ont été déposées en Espagne. Viennent ensuite les Bangladais, avec 20 000 demandes déposées, en hausse de 13% par rapport à l’année précédente.
Mais cette augmentation des demandes ne présuppose pas une hausse des protections accordées car, dans le cadre des négociations sur le Pacte européen asile et migration entré en vigueur le 12 juin, le Bangladesh a été placé sur la liste des pays d’origine considérés comme sûrs, et ses ressortissants ont donc peu de chance d’obtenir l’asile.
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« Cette désignation signifie que les demandes des ressortissants bangladais seront principalement examinées dans le cadre de la procédure accélérée ou, si certains critères sont remplis, dans le cadre de la procédure aux frontières », précise l’AUEA dans son rapport.
Entrée en vigueur du Pacte asile et migration
Parmi les 27 pays de l’UE, associés à la Suisse et la Norvège, ce sont la France (69 000), l’Italie (66 000), l’Espagne (55 000) et l’Allemagne (55 000) qui reçoivent le plus de demandes d’asile. « À eux quatre, ces pays rassemblent les trois quarts des demandes d’asile », souligne l’agence européenne.
Et le taux d’acceptation au sein de l’UE s’élevait à 31% pour le premier semestre de 2026, très proche de celui de 2025 (29%). Mais ce chiffre pourrait chuter au cours du second semestre.
Le 12 juin dernier, le Pacte européen asile et migration est entré en vigueur. Le but de cet ensemble de texte est d’identifier et distinguer plus rapidement ceux qui ont des chances d’obtenir l’asile de ceux qui ont vocation à être renvoyés vers leur pays d’origine.
Les demandeurs d’asile arrivés irrégulièrement aux frontières extérieures de l’UE, sans visa ou autorisation de séjour seront placés dans des zones d’attente où ils seront enregistrés et soumis à des contrôles d’identification, de sécurité et de santé. Ces filtrages auront lieu aux frontières extérieures pour des pays comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne. Ou dans les ports ou les aéroports internationaux pour les autres États membres à l’intérieur de l’UE.
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Les personnes ayant statistiquement le moins de chances d’obtenir l’asile, ou qui représentent un danger pour la sécurité nationale iront en procédure « accélérée ». Ils resteront dans la zone d’attente – à la frontière – et ne seront pas autorisés à entrer sur le sol européen.
Sources:Infomigrants
