Un migrant est mort dans le naufrage d’un canot qui a chaviré à environ 70 km au sud de Gavdos, près de la Crète, a annoncé un porte-parole des gardes-côtes lundi. Selon des témoignages de rescapés, 77 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation.
Une personne est morte et 25 autres ont disparu dans le naufrage d’une embarcation de migrants au large de l’île grecque de Gavdos, proche de la Crète, a annoncé lundi 14 septembre à l’AFP un représentant des gardes-côtes grecs.
« Cinquante-et-une personnes ont été récupérées par deux navires qui se trouvaient à proximité, un cargo et un pétrolier », a-t-il précisé, alors que selon des témoignages de rescapés, 77 exilés se trouvaient à bord de l’embarcation.
Le représentant n’a fourni aucune précision sur la nationalité de ces rescapés.
Une embarcation en partie submergée avait été repérée dimanche dans une zone maritime située à environ 70 km au sud de Gavdos, selon la même source.

L’opération de recherche et de sauvetage se poursuit et, selon le représentant des gardes-côtes, « quatre navires se trouvant à proximité, deux embarcations et un drone de (l’agence européenne) Frontex ainsi qu’un avion de l’armée de l’air » participent à l’opération.
La Crète et l’île de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues une des principales portes d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce, d’où ils sont acheminés vers des centres d’accueil sur des îles de la mer Égée ou en Grèce continentale.
Cette route – appelée « route de Tobrouk » – reste particulièrement dangereuse. Environ 300 km séparent la ville de l’est libyen à la Crète et aucun navire humanitaire ne sillonne la zone, trop vaste. Les naufrages sont donc courants dans cette partie de la Méditerranée.
Ouverture d’un centre d’accueil prochainement
Depuis le début de l’année, 13 500 migrants ont débarqué en Crète depuis la Libye, selon les chiffres du Haut-Commissariat aux Nations unies pour les réfugiés (HCR). La grande majorité des arrivants sont Soudanais et Bangladais.
Pour rappel, en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur l’île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%.
La Crète ne dispose que d’une structure d’hébergement provisoire pour les demandeurs d’asile, mais le ministère des Migrations et de l’Asile y a promis la création d’un centre d’accueil prochainement.

D’après les données du ministère des Migrations, rapportées fin août par l’agence de presse grecque Ana, le nombre d’arrivées de migrants a diminué de près d’un tiers au cours des 12 derniers mois : de 61 112 arrivées entre août 2024 et août 2025, elles sont passées à 41 998 sur la même période de 2025 à 2026, soit près de 20 000 arrivées en moins.
Ardent défenseur d’une stricte politique migratoire, le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, s’est lui félicité récemment de la baisse de plus de 35% du nombre d’arrivées de migrants dans l’ensemble du pays au cours des sept premiers mois de 2026 par rapport à la même période l’année dernière.
Le ministre œuvre actuellement avec ses homologues en Allemagne, en Autriche, au Danemark et aux Pays-Bas pour la création, dans un pays hors de l’Union européenne, de centres de retour – ou hubs retour – destinés au renvoi des demandeurs d’asile déboutés.
Sources: Infomigrants
